Chevaliers des temps modernes

dimanche 2 avril 2017

Anthropocène

Nous venons d’entrer dans une nouvelle époque géologique. Elle porte notre nom: Anthropocène. Qu’allons-nous faire avec cette responsabilité ? Les traces que nous avons laissées marqueront à jamais notre planète. Aujourd’hui, le point de non-retour du changement climatique est dépassé. Nos activités ont un impact irréversible sur l’écosystème terrestre. Le mal est fait. Osons le regarder, non pas pour culpabiliser mais pour prendre la responsabilité de notre vie en main. Chacun de nous représente l’humanité toute entière. Nous sommes sortis des cocons de nos familles, clans, peuples pour aller nous installer partout dans le monde. Nous sommes sœurs, frères, parents, voisins, camarades, amis, collègues, compatriotes, citoyens du monde, tout à la fois. Nous n’avons pas à choisir entre l’un et l’autre. Nous pouvons avancer dans notre diversité et dans la complétude d’un seul être vivant. Nos corps, ne sont-ils pas constitués de milliards et de milliards d’êtres vivants individuels ? Ne sont-ils pas l’exemple qu’une cohabitation paisible et harmonieuse est possible ? Ces microbes agissent ensemble pour garder en vie l’organisme qui les héberge. Le microcosme à l’intérieur de nous est divisé en trois catégories : 10% des bactéries génèrent la vie, 10% gèrent la mort et le recyclage et 80% de bactéries ‘opportunistes’ se rangent soit d’un côté soit de l’autre. Ce sont alors les ‘moutons’ qui vont décider si l’ensemble reste en vie ou pas.



mercredi 22 mars 2017

L'union est la solution


L’immense majorité des phénomènes dévastateurs de notre planète est générée par un nombre très limité de personnes. Quelques clans seulement et leurs entreprises sont à l’origine de la destruction planétaire. Ils ne sont pas des anonymes. Nous connaissons leurs noms. Leurs actes sont déterminés par une avidité effrénée qui est à la hauteur de leur niveau d’inconscience. Ils ne comprennent pas qu’ils sont en train de se détruire en s’opposant aux lois qui protègent le tout. Mais nous ne gagnerions rien en faisant la guerre contre eux. Regardons-les, reconnaissons-les en tant que personnes malades. Et reconnaissons-nous en eux ! Qui serait libre de toute avidité, libre d’orgueil, libre de pensées de vengeance et de domination ? Avec l’essor du vil dans le monde, n’avons-nous pas devant nos yeux nos propres faiblesses ? Elles font partie de nous tous. Ne les repoussons pas mais admettons leur existence en nous. Pour que nos problèmes globaux puissent se résoudre, intégrons les côtés sombres que certains nous reflètent dans l’ensemble que nous constituons.

mardi 21 mars 2017

Exposition 'Chers Carnets'

Au Château de Ratilly, entre le 18 mars et le 18 juin 2017, a lieu une exposition de sept artistes qui se sont inspirés les uns des autres. Elle est accompagnée par mon texte de présentation:

« Les carnets sont là. Ils se sont déployés sous le regard de ceux qui les ont allumés : volatiles, solides, sobres, farfelus, rangés, aléatoires – toujours vibrants et splendidement hétéroclites. En passant de l’un à l’autre, ils ont insufflé à ceux qui les ont accueillis images, sons, formes, tissant ainsi une toile qui relie huit personnes et une cinquantaine d’œuvres. Une création en inspire une autre, et puis une autre encore – cela ne nous rappelle-t-il pas que, au fond, tout est lié et que rien n’existe séparément du tout ?

Les allumés nous montrent que c’est bien l’idée qui précède la forme, toute forme, et que tout ce qui se crée est toujours en relation avec quelque chose d’autre qui existait déjà. Les carnets nous transportent bien au-delà de l’intérêt artistique car ils représentent le lien, la mise en relation, l’échange, le partage. Ce sont des étincelles qui voyagent de l’un à l’autre et qui prennent forme selon le talent et l’envie de chacun, dans une création libre et jouissive. Ce message nous donne espoir dans un monde en ébullition, et il nous montre un chemin : nous réunir avec toute notre singularité et notre diversité, confier à l’autre nos brouillons, ce que nous sommes en ce moment, afin qu’il puisse allumer sa flamme grâce à nos interrogations et créer ainsi quelque chose qui lui corresponde vraiment. C’est ainsi que l’acte créatif devient magique. »

Les émotions


dimanche 12 mars 2017

La source intérieure

Mon article dans le journal Néosanté:

Nous sommes de plus de plus touchés par des maladies que la médecine d’aujourd’hui sait bien traiter mais non guérir : diabète, Alzheimer, Parkinson, ostéoporose, sclérose en plaque, autisme, … et surtout toutes sortes de cancers. 

Le cancer est une des maladies qui nous fait le plus peur car nous imaginons que des cellules malignes nous détruisent de l’intérieur sans que nous nous en apercevions. Quand le mal est enfin décelé, il est souvent déjà trop tard. La réponse de la médecine : dépister au lieu de prévenir, empoisonner, brûler et amputer le mal au lieu de le soigner et de le comprendre. Tous cancers confondus, les deux tiers des patients ne survivent pas à ces traitements qui ressemblent souvent plus à la roulette russe qu’à de véritables soins. Par la chimiothérapie, on tue toutes les cellules et on espère que seulement les bonnessurvivront. Aucun médecin ne peut être sûr du résultat. Il n’y a pas de promesse de guérison, seulement de rémission. On essaye de garder les malades en vie le plus longtemps possible. 

Qui veut encore croire que cette médecine-là agit pour notre bien ? Quand on s’y intéresse un peu, il est facile de trouver des informations, de plus en plus nombreuses, qui dévoilent un système de santé, ou plutôt de maladie, basé exclusivement sur le profit. C’est une branche économique comme une autre. Au moment où Bayer est en train de fusionner avec Monsanto, croyons-nous vraiment qu’il existe une différence entre les intérêts de l’industrie chimique, pharmaceutique et agroalimentaire ? Nous savons que les grandes entreprises nous empoisonnent comme elles polluent et détruisent la planète. Le secteur de la santé n’est pas une exception, bien au contraire. Ces multinationales qui fusionnent, c’est le comble du génie d’un système qui a pour seul objectif la croissance, car une seule et même entreprise va pouvoir créer les problèmes pour lesquels elle commercialise le contrepoison. Suite

vendredi 17 février 2017

lettre ouverte à propos du nouveau livre de Ruwen Ogien 'Mes mille et une nuits'

Je me permets de vous faire parvenir quelques réflexions à propos de la présentation du nouveau livre de Ruwen Ogien Mes mille et une nuits. Je suis une ancienne malade du cancer et auteur des livres La maladie guérit – de la pensée créatrice à la communication avec soi (Quintessence 2014) et Traverser le miroir – de la peur du cancer à la confiance en la vie (L’Harmattan 2016). En lisant mes titres, vous vous doutez bien que je me trouve à l’opposé des idées énoncées par votre invité. Je fais partie de ces personnes qui ont cheminé avec leur maladie, qui se sont laissé toucher par elle et qui l’ont pris comme une occasion de grandir. Comme votre invité, je ne perçois pas la maladie comme une punition, comme lui je m’abstiens de glorifier la souffrance et comme lui je pense que le fait de ne pas trop se prendre au sérieux nous soulage de bien de maux. Mais contrairement à monsieur Ogien je pense que nous pouvons nous servir de ce qui nous arrive pour envoyer un peu de lumière dedans.

Je ne comprends pas qu’un philosophe puisse se priver de toute métaphysique et abandonner la quête de sens pourtant propre à l’être humain depuis qu’il s’est mis debout. Pour évoluer, nous avons toujours eu besoin de bouleversements, de frottements, de conflits et aussi de maladies. Oublier cela quand on est dans la détresse se comprend, mais diffuser ces opinions face à une société qui souffre profondément  d’une perte de sens à tous les niveaux me semble contestable. Selon mon expérience, la maladie n’est ni bien ni mauvaise ; elle existe, c’est tout. A nous de lui donner un sens ou pas. J’ai choisi de prendre le symptôme comme un message, un mal-a-dit exprimé par mon corps pour m’informer que quelque chose ne tournait pas rond dans ma vie. Je me suis alors mise en quête. Cela m’a permis de me libérer de mon rôle de victime et de prendre la responsabilité pour ma santé et ma vie en main. Responsabilité ne signifie pas culpabilité. Cette dernière se réfère à quelque chose du passé que je ne peux plus changer tandis que la responsabilité se vit en rapport avec mon présent. Si je n’ai pas le pouvoir de changer les données, il me reste à choisir ma position et à vivre ce qui m’arrive comme une tragédie ou une comédie.

Je vois dans les propos de monsieur Ogien se refléter l’énorme souffrance de notre société actuelle: la primauté du matériel sur le spirituel, la perception de l’humain comme une machine, une simple ressource qui devient superflue au moment où elle ne fonctionne plus correctement, l’être accaparé par la peur de l’égo de perdre son pouvoir de séduction, …  Pleins de méfiance, nous vivons coupés les uns des autres, séparés par toutes sortes d’écrans, chacun installé plus ou moins confortablement dans sa bulle. Nous avons perdu la capacité de communiquer directement et vivons chacun selon ses propres règles. C’est exactement ce qui se passe dans un corps qui développe une tu-meur(s) : des cellules qui ont perdu leur capacité de communiquer avec leur environnement avant d’exploser et de se répandre sans orientation dans tous les sens. La maladie, au lieu d’être une fatalité, ne serait-elle pas juste le reflet de notre comportement ? A nous d’explorer l’être qui s’est enfermé dans sa bulle et d’entrer en action autrement si nous voulons changer les choses.

jeudi 2 février 2017

La lutte contre le cancer - l'emblème d'une société en autodestruction ?

J’ai fait un rêve. J’imaginais comment dans cinquante ans, quelques survivants de nos sociétés modernes (s’il y en a) se pencheront sur les dossiers médicaux d’une des maladies les plus emblématiques de notre temps: le cancer. Stupéfaits, ces chercheurs apprendront que nous nous attaquions à nos maladies en utilisant des armes de destruction massive. En souvenir des champs de bataille des grandes guerres où ces armes avaient fait leurs preuves, on tuait l’ennemi à grands coups de lame et en utilisant des armes chimiques et nucléaires. Les chercheurs sauront ainsi qu’une grande peur régnait alors dans les pays industrialisés de la planète car cet ennemi pouvait attaquer les habitants à tout moment et surtout quand ils ne s’y attendaient pas. Sournoisement, il envahissait les corps et s’y installait sans que les gens s’en rendent compte. Tous les moyens étaient alors permis pour lutter contre ce danger qui touchait quasiment la moitié de la population, tous âges confondus. Puisque l’on ne savait jamais si les tumeurs détectées par des appareils de plus en plus sophistiqués allaient être fatales ou pas, tout le monde se faisait traiter.  La moitié ne survivait pas, mais on ne savait plus si c’était à cause de la maladie ou de son traitement.

Ahuris par de telles aberrations, les chercheurs se demanderont comment des humains qui se considéraient comme des êtres civilisés avaient pu se comporter ainsi, d’autant plus que des approches naturelles et efficaces existaient déjà. Elles avaient été marginalisées et décriées en connaissance de cause par les décideurs politiques et économiques, qui à l’époque étaient mariés. Leur seul objectif était de faire un maximum de bénéfices. Et c’est ainsi qu’ils continuèrent leur course infernale vers la destruction de leur monde jusqu’à ce que le voile se déchire pour ouvrir le passage vers un autre monde. Dans mon rêve, les survivants commenceront à se questionner : Pourquoi l’alimentation ne faisait-elle pas partie des soins? Ces professionnels de santé, n’étaient-ils pas au courant des découvertes de la médecine énergétique, de l’épigénétique, des neurosciences ? Ne savaient-ils pas que c’est l’esprit qui précède la matière et non pas l’inverse, que les différents constituants d’un être vivant sont indissociables ? Pourquoi continuèrent-ils à sectionner les corps humains en parties et sous-parties sans s’intéresser à l’ensemble ? Comment un système dit ‘de santé’ avait pu sacrifier autant de vies ? Et comment ces professionnels ont-ils pu ne pas écouter les voix déjà nombreuses de ceux qui mettaient en garde contre un tel fonctionnement ?

Dans mon rêve, il s’avérera que ces gens avaient vu juste. Comme chaque symptôme, le cancer est l’expression du vivant pour signaler un problème non seulement physique. Il est une invitation à regarder notre façon d’être, et à évoluer dans le sens de la vie, comme nous l’avons toujours fait. Si nous avions osé ouvrir les yeux, nous aurions vu ce qui se passait dans notre monde. Nous aurions compris l’enjeu du manque de communication dans un système qui ne donnait plus aucun sens à la vie. Tous ces gens derrière les écrans, enfermés dans leurs bulles, isolés de leur entourage direct et coupés de l’être authentique qui les habite. Il fallait que cela explose un jour. Le manque de ce qui est essentiel pour les êtres de lien que nous étions avait créé un vide qui s’est ensuite rempli par un message qui apparaissait dans une sorte de bulle, comme on les voyait dans les bandes dessinées : tu meurs. L’information était donnée pour que nous l’écoutions et changions enfin de direction. Elle n’était pas un cri de mort.  Elle était un appel de la vie qui nous posait des questions fondamentales: Quelle partie en nous était en train de mourir ?  Qu’est-ce qu’il fallait lâcher pour accéder à une vie plus épanouie et plus authentique, plus en lien avec nous-mêmes, les autres et notre environnement ? Mais nous ne l’avions pas écouté. Le message n’a pas été entendu. Beaucoup avaient alors perdu la vie dans cette guerre. Il n’existait pas une famille qui ne pleurait pas ses morts.


Dans mon rêve, tout cela sera fini. Une autre époque commencera. Lentement, les survivants se lèveront pour se rendre à la grande salle où aura lieu le jugement de tous ceux qui avaient entretenu le fonctionnement de cette machinerie de guerre pour crime contre l’humanité. Quand je me suis enfin réveillée, j’avais compris : Je me suis levée, j’ai embrassé l’être que je suis et j’ai laissé derrière moi toutes ses histoires d’ennemis et de combats qui ne servent que ceux qui les entretiennent, pour me mettre en route et vivre la paix à tous les niveaux de mon existence.

mercredi 1 février 2017

Le mal-a-dit: le lien entre nos maladies et nos émotions



Le point de vue yogique est de regarder le corps comme un instrument de développement spirituel. Comme chaque instrument, notre corps a ses propres règles et son langage. C’est seulement par l’ignorance que nous ne pouvons (ou ne voulons) pas entendre et comprendre ses messages. Il est devenu normal aujourd’hui de réagir sur une maladie ou une douleur avec une action répressive. Et si on essayait par un système de « décodage corporel » trouver la cause d’une maladie qui se trouvent toujours dans le psychisme ? Article complet

mardi 31 janvier 2017

Journée "contre le cancer"

Le 4 février, la Ligue contre le cancer organise, comme chaque année, la journée contre le cancer. Le choix du vocabulaire qui accompagne les événements évoque souvent la guerre et le combat. Nous entrons en combat contre qui? Contre notre propre corps? Le cancer, comme tout symptôme, est la façon de notre organisme de communiquer avec nous. La maladie ne tombe pas du ciel, elle se développe en nous en réponse à notre façon d'être et de vivre notre vie. Si nous tuons le messager sans l'avoir écouté, nous n'avons rien compris et surtout pas résolu le problème. Je pense qu'il est important pour nous tous de commencer à entrer en paix avec ce qui est, même si le message est tu meurs. N'est-ce pas une belle occasion de nous demander de quoi nous mourons afin de découvrir ce qui nous donne réellement vie?

lundi 23 janvier 2017

dimanche 8 janvier 2017

L'abandon de Guy Corneau

Guy Corneau s'est éteint. Nous nous sommes croisés fin novembre à Toulouse où nous donnions chacun une conférence sur le cancer dans le cadre du congrès Cancer: prévenir, accompagner, comprendre, en sortir. Il n'est pas mort du cancer mais du coeur, deux semaines après la mort de sa soeur. Il était pour moi un des grands piliers de notre époque de la relation à soi. Si son corps est parti, ses pensées se sont imprégnées et continuent à le faire dans la trame de la vie. En voici un petit extrait sur le grand sujet de l'abandon:



vendredi 6 janvier 2017

2017 - encore une année décisive ...

Je nous souhaite de continuer à faire confiance à cette force qui se cache dans le sens original du mot apocalypse: lever le voile. 

Ma réponse aux voeux de l'équipe de la lettre hebdomadaire Médecine du Sens

2016 aura été une année marquante, charnière pour ce siècle et l’humanité. 1916 avait été l’année charnière du siècle dernier avec la révolution russe et l’apparition du communisme dans le monde, face au monde capitaliste en plein essor. La fin d’un ancien monde. Cela a duré 70 ans.

Puis tout ce système a disparu. Le mur de Berlin est tombé.

Le capitalisme laissé seul sans contre-pouvoir et garde fou s’est déchainé de façon totalement irresponsable, comme nous l’avons vu. Réchauffement climatique, crises financières, destruction de la planète, destruction des espèces, maladies émergentes, autisme, la fin annoncée de l’ère des antibiotiques, la pollution, tout un ensemble qui va jusqu’à risquer l’extinction de l’humanité. 

Les états sont dépassés par les multinationales qui ont le véritable pouvoir. Le renoncement d’Obama (qui aura décidément beaucoup déçu) face aux banques lors de la crise financière a été véritablement la capitulation des états face aux grands groupes. Que devient l’humain qui n’est plus qu’un marché ? Les églises et la plupart des lieux de culte ont disparu. La bourse et les écoles de commerce sont devenus les nouveaux temples, les temples de la destruction de la planète.

Dans le domaine de la santé, les choses n’ont jamais été pire : baisse de l’espérance de vie, nouvelles maladies, pollution et résistance aux antibiotiques qui deviennent les plus grands risques. L’autisme, maladie emblématique d’une société toxique, explose littéralement. Big Pharma dicte littéralement sa loi, que ce soit sur le prix des médicaments ou sur la protocolisation. Les ministres de la santé semblent appliquer ce qui leur est favorable d’une façon aussi absurde que déconcertante.

La guerre contre l’homéopathie et les médecines globales n’a jamais été si intense.

2016 a été selon les analystes aussi une année charnière : le réveil du bloc russe, la disparition des USA, le refus général qui monte de la mondialisation avec le Brexit. 

La fin chez nous d’une génération politique. Des migrations mondiales comme nous n’en avons pas vu depuis la fin de l’empire Romain ou la découverte de l’Amérique.

Pourtant, il se passe quelque chose de vraiment nouveau.

Le refus grandissant de la population de croire aux «preuves scientifiques et informations» qui lui sont servies quotidiennement pour tenter de justifier un système qui devient délirant. Ce refus montre la conscience profonde de notre génération. La force d’internet permet une information autre face aux dogmes assénés quotidiennement.

Lanceur d'alerte devient le nouveau métier chevalier qui pourra, peut être, nous sortir de l'impasse où nous a conduit la logique financière. Wikileaks pourrait un jour comme Snowden avoir le prix Nobel de la Paix.

Curieusement, 2016 aura vu disparaitre 6 fois plus de stars et d’hommes célèbres que le rythme moyen annuel. Là aussi il est clair qu’une page se tourne. Ça a commencé un matin froid de janvier avec l'annonce de la mort de David Bowie. Puis il y a eu Umberto Eco, Johan Cruyff, Prince, Mohammed Ali, Elie Wiesel, Shimon Peres, Leonard Cohen, Fidel Castro, George Michael, et enfin Carrie Fisher. Et là, il ne s'agit que des personnalités d'envergure mondiale. Plus près de nous, il y eu aussi Michel Delpech, Michel Galabru, Pierre Boulez, René Angelil, Michel Tournier, Alain Decaux, Jean-Pierre Coffe, Siné, Maurice G. Dantec, Michel Rocard, Sonia Rykiel, Pierre Tchernia, Marcel Gotlib, Michèle Morgan et Claude Gensac. Et d'autres moins connus certes mais dont l'œuvre est importante : Harper Lee, Jacques Rivette, Jim Harrisson, Michael Cimino, George Martin, Billy Paul, Alan Rickman, Maurice White, Dario Fo,» Le point 30 dec 2016. Nous rajouterons Jean Marie Pelt.

Chers amis, il est évident que nous sommes à un tournant du siècle et de l’humanité. A chacun de nous d’en avoir conscience.

2017 se présente, selon notre vision, comme une simple année de plus, ou comme une année essentielle. Comme une année d’un monde qui devient fou et dangereux, ou comme un monde où émerge une nouvelle conscience. A nous de choisir. Alors, pour cette nouvelle année je vous, nous, souhaite une grande conscience et un renouveau de la vie.

vendredi 16 décembre 2016

Joyeux Noël!

Noël approche et les enfants rêvent de cadeaux, de jeux et de miracles. En ces temps pleins de troubles et de confrontations, les adultes aussi rêvent d’une lumière au cœur de l’obscurité. Peut-être nous souvenons-nous qu’enfants, nous n’avions pas besoin de grand-chose pour nous réjouir. Nous faisions avec ce que nous avions devant nous. Aujourd’hui, que voyons-nous ? C’est inspirant où plutôt sombre et ne donne pas trop envie de jouer ? Avant de continuer nos courses pour ne pas sentir à quel point notre vie nous semble à la fois fade et dure, soyons un peu curieux et regardons de près. Nous ne croyons plus au père Noël et savons que le méchant loup ne disparait pas quand on ferme les yeux ou quand on lui tourne le dos. Ce qui nous paraît sombre et menaçant, au lieu de disparaître se colle à nos talons et devient de plus en plus grand pour se faire remarquer. C’est seulement en envoyant les vampires dans la lumière du jour qu’ils peuvent se dissoudre.

Les choses nous apparaissent sombres au moment où nous avons la lumière dans le dos ou quand quelque chose se trouve entre nous et la source de lumière. Pour sortir les choses de l’ombre, nous avons deux possibilités : commencer à bouger et faire un pas de côté ou nous retourner vers la source de lumière. Nous comprenons alors que ce que nous voyons en noir dépend essentiellement de notre position. Plus une matière est dense et épaisse, moins la lumière passe. La noirceur de l’ombre dépend donc de la qualité de l’obstacle qui est fait à la lumière. Avec la lumière dans le dos, nous apercevons alors devant nous en quelque sorte la prolongation de notre propre opacité. Plus nous sommes épais, plus l’ombre devant nous sera noire. Et si l’obscurité dans laquelle nous voyons plongée notre vie n’était en réalité que l’écho de nos peaux dures, nos réticences, nos obstinations, notre manque de transparence et de fluidité ? Ce n’est pas la vie qui est dure envers nous mais nous qui sommes intransigeants et rigides envers les autres et nous-mêmes.

Faisons-nous le cadeau de sortir de l’ombre et de nous ouvrir face à la lumière. Laissons-nous toucher par ce qui nous arrive. Si les rencontres sont parfois douloureuses, prenons-les comme des occasions de nous sentir bien vivants. N’oublions pas que les événements font juste vibrer des émotions en nous qui étaient déjà là avant. Plus les cordes sont tendues, plus nos rencontres nous rappellent ce que nous avons à accorder et à harmoniser en nous. Mettons-nous à jouer ensemble en honorant l’orchestre duquel nous faisons tous partie. Pas ce vieux morceau de la victime, du bourreau et du sauveur, mais une nouvelle mélodie dans laquelle nous choisissons la tonalité et la responsabilité pour notre voix. Donnons-nous à ce grand jeu pour fêter ensemble la naissance de l’enfant en nous, curieux et enthousiaste.

mardi 29 novembre 2016

Estimés médecins, spécialistes du cancer,

Vous êtes de plus en plus sollicités. Une bonne partie de vos patients va développer un cancer au cours de sa vie et beaucoup ne vont pas survivre. C’est une douloureuse réalité aussi pour vous qui vous engagez tous les jours aux côtés de l’humain. Si j’ai un grand respect pour votre travail, je me sens en même temps préoccupée par l’orientation  que prend le traitement du cancer aujourd’hui. Je suis une ancienne malade et  j’ai reçu le protocole classique chimiothérapie, intervention chirurgicale, radiothérapie,  hormonothérapie. Je n’avais pas le choix. Bien qu’ils existent, d’autres traitements n’entrent pas dans le portefeuille de ce que la médecine conventionnelle nous propose aujourd’hui. Malgré la violence de la méthode vous ne pouviez rien me promettre. Chaque personne est différente me disiez-vous pendant que vous m’administriez un protocole conçu pour des millions de personnes. En faisant foi aux statistiques, vous me parliez de rémission. Mais moi je voulais guérir durablement.

Je me suis alors occupée de ce qui me donne vie, de ce qui m’anime et de ce qui remet l’ensemble corps-esprit que je suis en équilibre. Aidée par des thérapies naturelles et holistiques, j’ai réalisé que mon organisme dispose d’un potentiel d’auto-guérison inouï. En expérimentant la force de l’acceptation, de la pensée créatrice et de la bienveillance envers moi-même, j’ai vécu un véritable processus de transformation intérieure. Je pense aujourd’hui que c’est l’ensemble qui m’a redonné la santé : les avancés de la médecine moderne, les thérapies complémentaires et la responsabilité que j’ai décidé d’assumer pour ma santé et ma vie. Nous sommes plus stables sur trois pieds que sur un seul ou deux, n’est-ce pas ? Si nous voulons dépasser les problèmes devant lesquels nous nous trouvons aujourd’hui, je pense qu’il est important de prendre conscience que c’est seulement ensemble que nous nous en sortirons. Vous le savez : les méthodes que vous appliquez et cautionnez pour traiter le cancer nous guérissent rarement. Elles nous rendent dépendants et souvent même elles nous tuent. Au moment où nous nous trouvons face au fait que la médecine est devenue elle-même la troisième cause de mortalité, nous avons tous à nous remettre en question et à nous demander si nous sommes sur le bon chemin.

S’il vous plaît, intéressez-vous un peu plus à l’ensemble que nous sommes. Ne nous sectionnez pas en parties et sous-parties pour nous mettre dans des cases préfabriquées et nous administrer le même traitement à tous. Ne vous contentez pas d’être les revendeurs de médicaments qui servent surtout les intérêts de ceux qui les fabriquent. Lisez vos propres publications et les nombreuses études qui démontrent régulièrement l’inefficacité et la dangerosité des traitements conventionnels du cancer. Et ne nous transformez pas en cobayes humains. Il se pourrait qu’un jour vous soyez tenus comme responsables de crime contre l’humanité. Ecoutez-nous quand nous essayons de vous parler de ce qui nous a aidé en-dehors de vos méthodes et ne nous traitez pas d’irresponsables ou de fous quand nous voulons sortir du moule. Arrêtez de passer sous silence les effets secondaires à long terme et prenez le temps de nous parler sincèrement. Tenez compte de l’importance de l’alimentation et ne permettez pas que l’on nous serve une nourriture malsaine dans vos hôpitaux. Pendant vos consultations, parlez-nous du danger du sucre et des aliments acides et faites interdire que l’on nous serve des petits gâteaux industriels lors de nos séances de chimiothérapie. Ne parlez pas de choses dont vous ne savez rien en affirmant que le cancer n’a pas de causes psycho-émotionnelles. Nous, vos ex-patients qui ont survécu en savons quelque chose. Rangez-vous de notre côté. Ecoutez-nous, demandez-nous, inspirez-vous de nous et faites confiance au vivant plus qu’à vos machines, vos techniques et vos prescriptions. Nous avons besoin les uns des autres. Conjuguons nos talents. Commençons à faire équipe et partageons nos connaissances et nos expériences, pour le bien de nous tous.


Avec tous mes respects,
Kerstin Chavent

lundi 28 novembre 2016

Cancer: mourir à ce qui est malade en nous

Tu meurs – le message n’est pas facile à accueillir. Il ne s’agit pas de trouver bien ce qui arrive, mais d’essayer de le prendre comme une information. Le corps communique à sa façon. Par la maladie, il nous informe que quelque chose ‘ne tourne pas rond’, n’est pas fluide, se trouve bloqué. Nous vivons dans un univers où tout est interconnecté. S’il y a un problème quelque part, il y a forcément une répercussion de ce problème ailleurs. Nous ne pouvons alors pas séparer corps et esprit, notre forme matérielle et notre être. Ils forment une unité. Jung disait que ce n’est pas nous qui guérissons nos maladies mais nos maladies qui nous guérissent. Commençons alors par nous montrer curieux et écoutons le mal-a-dit.

Tu meurs : Mon mal s’exprimait à travers mon sein. Le sein, c’est l’organe avec lequel nous nourrissons nos enfants, et à défaut nos projets. Je n’ai pas d’enfants et j’en ai longtemps souffert. J’ai fait des études pour être professeur agrégée de langues, mais depuis que je vis en France, je donne des cours à droite et à gauche et nourris d’innombrables projets sans jamais les accoucher vraiment. J’ai beaucoup culpabilisé de ne pas avoir eu d’enfants, ni d’avoir fait carrière ni le tour du monde. Je ne correspondais pas à l’image qui m’a été transmise par mon éducation et que j’avais bien intégrée. Je ne me sentais pas à ma place, toujours redevable de quelque chose. Sans en avoir conscience, je me reprochais en permanence mes ‘échecs’. Il fallait toujours que je fasse encore plus : être plus attentive aux besoins et aux désirs des autres, donner plus, … Mon corps a bien compris le message : il a formé une masse là où je suis le plus vulnérable.

Tu meurs : Le cancer m’a invitée à m’intéresser à moi et à me poser cette question vieille comme le monde : qui suis-je ? Qu’est-ce que je fais dans cette vie ? Quel sens je lui donne ? Je ne trouvais pas les réponses à l’extérieur. Ce n’étaient pas ceux qui me traitaient avec des armes lourdes conçues pour des millions de personnes qui allaient me le dire. Il était à moi d’aller en quête de ce qui pourraient être les vraies causes de ma maladie. Il n’est pas très confortable de se mettre en question et d’aller chercher en soi ce qui ne va pas. Il est beaucoup plus facile de chercher les causes de son malheur à l’extérieur… Je me suis demandé quelle était la relation que j’avais envers moi-même. Etait-ce une relation de bienveillance ou étais-je mon propre tortionnaire en exigeant toujours plus ? J’ai trouvé que je n’étais pas vraiment mon amie. Je voulais donner une image de moi qui correspondait à ce que je croyais qu’on attendait de moi. Mais ce n’était pas moi. J’étais comme séparée de mon être. 

Tu meurs : Il fallait alors que je me rapproche de qui je suis, de mes forces et de mes faiblesses. C’est un chemin qui demande une grande ouverture, de l’humilité et du courage. J’ai découvert qu’à l’intérieur de moi se trouve un univers aussi grand que l’univers à l’extérieur de moi. J’ai aussi découvert que j’avais mis plein de couches de protection autour de moi pour éviter que l’on voie mes faiblesses. Si je voulais m’approcher de cet être authentique qui m’habite, il fallait alors que je commence à m’éplucher, couche par couche. C’est comme si on ouvre des fenêtres pour laisser entrer la lumière dans des espaces sombres ... Enlever ses réticences et ses peaux dures peut faire mal. Mais la douleur passe quand on arrive à les laisser partir. 

Tu meurs : Le chemin que j’ai choisi était alors un chemin de paix. Je cherchais à communiquer, à comprendre. Quand il s’agit du cancer, notre médecine nous propose souvent un chemin inverse : on nous parle de monstres qui nous attaquent de l’intérieur, de cellules malignes, de guerre contre la maladie. Cette image belliqueuse de la maladie justifie tous les moyens : on brûle, on ampute, on empoisonne. J’ai suivi le protocole classique et je l’ai même assez bien supporté. Puisque j’étais en arrêt maladie, il m’a donné l’occasion de m’occuper de moi, de prendre soin de moi. Mais je ne pense pas qu’il m’ait guéri. On ne m’a d’ailleurs jamais parlé de guérison, seulement de rémission. Je pense que pour guérir, il ne suffit pas de tendre le bras et de laisser faire les autres. Il faut prendre sa responsabilité pour sa vie et sa santé en main. Etre responsable ne signifie pas être coupable. La culpabilité se réfère à quelque chose qui a eu lieu dans le passé. La responsabilité est l’attitude que nous choisissons en ce moment. 

En vie : Ma tumeur c’était alors transformée en envie. Je n’étais plus patiente, je suis devenue femme, un être humain qui s’interroge sur le sens de sa vie. Je ne pouvais pas voir ce qui m’arrivait séparément du monde dans lequel je vis. Ce monde va mal. Quand je regarde autour de moi, je vois des gens penchés sur leurs écrans. Nous nous enfermons dans des bulles, coupés des autres et de notre entourage. Dans notre enfer-mement, nous ne respectons plus les lois communes mais développons nos propres lois. En perte d’orientation, nous commençons à aller dans tous les sens, envahissons l’ensemble et risquons de provoquer la mort de l’organisme qui nous héberge. C’est exactement ce qui se passe dans un corps qui développe un cancer. Cette maladie, qui touchera bientôt la moitié de la population, nous communique-t-elle que nous nous sommes trompés de chemin ? Au lieu de sectionner, de diviser, de séparer, d’exclure nous devons nous mettre à intégrer, unir, créer des liens entre nous, des liens avec la nature et la vie,…. 

En vie : Comme nous, les cellules malades ne veulent pas tuer leur hôte car cela signifierait leur propre mort. Ces cellules veulent vivre ! Elles n’obéissent pas à l’apoptose, au programme d’autodestruction de chaque cellule, nécessaire pour garder l’ensemble en vie. Elles explosent dans tous les sens en quête de sens. Le cancer, serait-il alors plutôt un appel à la vie qu’un cri de mort ? Vivre plus en accord avec soi-même, être plus respectueux de ses propres désirs, développer une relation de bienveillance envers soi, accepter ses côtés lumineux et ses cotés sombres, prendre sa place dans cette vie, laisser s’exprimer ses dons et ses talents, son unicité, devenir créateur. Construire des liens avec les autres, échanger avec eux, partager, rire, se confier à eux, parler, s’ouvrir, ouvrir les bras , … Nous sommes des êtres de lien, nous avons profondément besoin de nous sentir unis, liés. Le problème est la séparation. La solution est l’union.