Chevaliers des temps modernes

dimanche 8 octobre 2017

L'image de soi, conférence Novodomo

Le début de cette année a été marqué par la mort de Guy Corneau, grand psychanalyste et auteur, devenu célèbre par son livre Père manquant, fils manqué. Il n’avait pas 66 ans. Comment est-il possible qu’un homme qui était une référence en équilibre émotionnel pour des millions de gens, qui a derrière lui un grand chemin de guérison et qui a su mettre en lumière beaucoup de ses zones d’ombre, succombe si vite à la maladie ? Il n’est pas mort du cancer dont il témoigne dans son livre Revivre. Il a survécu et même guéri ce cancer du grade 4, c’est à dire en phase terminale, qu’on lui avait diagnostiqué  en 2007. Il est mort 10 ans plus tard d’une maladie auto-immune qui avait attaqué son cœur. Son décès est survenu en moins de deux jours. Seulement deux semaines avant lui, sa sœur, l’artiste peintre Corno est décédée d’un cancer de la gorge. Le drame avait frappé toute une famille.

Cet homme beau, talentueux, innovateur et séducteur qui a marqué toute une génération est allé au fond de lui-même pour éclaircir son histoire avec son père. Il s’est enfin réalisé en tant qu’artiste avec sa pièce L’amour dans tous ses états qui a été inaugurée en 2016 à Paris au théâtre Les feux de la rampe. Guy Corneau a enfin donné forme à son rêve et il est monté sur scène. Il s’est ainsi libéré de certaines limites de son éducation, surtout de celles que lui avait imposées son père en voulant faire de lui un professeur d’université. Il avait senti que son âme aspirait à s’exprimer autrement. Avec lucidité et persévérance, il a levé l’ancre qui l’attachait aux attentes familiales. Le mal a été dit. Les blocages étant levés, le corps avait retrouvé la santé. Comment était-il alors possible que la mort emporte de manière aussi inattendue  la vie de cet homme?  Certes, nous allons tous mourir un jour. Mais si l’équilibre, l’harmonie et la mise en lumière de ses zones d’ombre sont synonymes de bonne santé, quelles pourraient être les blessures qui n’ont pas été ex-primées, c’est-à-dire transportées vers l’extérieur du corps ?

samedi 20 mai 2017

Lever le voile

Participons pleinement à cette grande époque. Elle n’annonce peut-être pas la fin du monde mais la fin d’un monde. Il se pourrait que le nouveau monde, un monde d’unité et de partage, se trouve déjà là, devant nos yeux. Seulement, nous ne l’apercevons pas. Nous sommes peut-être trop pressés, trop chargés, trop occupés pour le voir. Nous avons perdu cette capacité que nous avions, enfants, de voyager entre les différents univers comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Nous avons oublié l’époque où nous savions communiquer avec les éléments et avec les animaux et où les elfes et les dragons étaient biens réels. Aujourd’hui, nous portons le voile du rationnel devant les yeux qui nous empêche de voir que tout ce bel univers existe peut-être toujours et qu’il faudrait seulement s’asseoir, en silence, et prendre son temps pour apercevoir à nouveau ce monde où les miracles n’ont jamais cessé d’exister, le monde où tout est toujours possible et où le rêve se confond avec la réalité. C’est peut-être seulement un voile qui nous sépare. N’est-ce pas le sens profond d’Apokálupsis - apocalypse : lever le voile ? Il suffirait de le lever pour passer de l’autre côté. 



samedi 6 mai 2017

Changement


Une nouvelle énergie est en train de naître. Une énergie qui ne sectionne pas mais qui unit. De plus en plus d’humains décident déjà de vivre autrement. Ils changent radicalement leur manière de consommation, d’alimentation et de soin. Ils réduisent volontairement la quantité de leurs biens matériels. Ils ne suivent pas leur pulsion de toujours vouloir se distinguer des autres par la possession de biens car ils savent qu’ils sont uniques. Ils puisent leurs énergies dans d’autres sources. Sans prôner le retour à l’âge des cavernes, ils laissent derrière eux ce qui les encombre pour avoir les mains libres pour avancer. Certains vont jusqu’à l’expérience de se passer de tout, y compris de nourriture, pour s’alimenter de ce qui est l’essence de la vie : la lumière. A chacun de choisir son chemin et de trouver sa vérité. Essayons seulement d’admettre que les choses peuvent exister aussi si nous ne les comprenons pas ou pas encore. Nous serions restés dans l’obscurité des cavernes s’il n’y avait pas eu régulièrement des courageux qui ont mis leur nez dehors et leur vie en péril.

lundi 1 mai 2017

Le pouvoir de non-achat

A chaque instant de notre vie, nous participons à la co-création de ce monde. En tant qu’êtres adultes, nous avons toujours le choix de nous alimenter de lumière ou d’ombre, de contribuer à la création ou à la destruction. Prenons conscience de la direction dans laquelle nous poussons nos caddys quand nous achetons ces babioles qui clignotent, ces vêtements et ces accessoires tachés de sang et ces aliments toxiques. Pensons-y quand nous démarchons des clients potentiels pour leur vendre n’importe quoi ou quand nous faisons des jobs qui n’ont aucun sens pour pouvoir nous payer des objets dont nous n’avons absolument pas besoin. Nous pouvons nous séparer de beaucoup sans manquer de rien. Pourquoi continuer à se charger avec tous ces trucs inutiles qui nous tirent vers le bas ? Nous pouvons le faire. Au lieu de passer le temps que nous avons gagné en espérance de vie seuls devant nos télés, nous pourrions le partager plus avec ceux qui nous entourent pour parler ensemble, jouer, chanter, mieux nous connaître. Il ne s’agit pas de s’opposer au progrès mais de lui donner un sens plus respectueux de la vie. Vivre ensemble paisiblement c’est possible. Il est possible de nourrir tout le monde. Il existe des procédés pour gagner une énergie propre et durable. Il existe des méthodes naturelles pour soigner et guérir nos maladies. Mais tant que ceux à qui nous donnons nos voix, notre argent et notre énergie continuent à se mettre au service de l’industrie et non pas de l’humain, notre survie à nous tous est menacée. Or, il suffirait que nous fassions valoir notre pouvoir de non-achat et tout s’écroule.


samedi 29 avril 2017

Guérir le monde

Nous, malades ou guéris du cancer, nous savons que rien ne peut guérir si nous n’acceptons pas le mal en nous. Nous savons aussi qu’il est possible de s’en sortir même si tout semble perdu. Nous savons que nous avons le pouvoir de donner une nouvelle orientation à notre vie. Nous expérimentons ou avons expérimenté dans nos chairs les transformations qui sont possibles si nous assumons notre responsabilité pour notre santé et pour notre vie. Nous avons fait l’expérience qu’il ne sert à rien de nous laisser sectionner en parties et sous-parties mais qu’il faut soigner l’ensemble que nous sommes. Nous connaissons l’impact de notre attitude sur notre guérison et nous savons que si nous ne prenons pas la décision de nous soigner et de guérir, aucun médecin du monde ne pourra nous sauver. Personne ne nous guérit à notre place. Nous savons que la guérison vient de l’intérieur de nous. Nous savons que tout est interdépendant. Nous connaissons l’importance du lien avec les autres, avec la nature et avec nous-mêmes. Et surtout : nous avons compris combien la vie est précieuse. Témoignons-en ! Donnons l’exemple qu’il n’est non seulement possible de guérir nos corps mais aussi le monde dans lequel nous vivons.


dimanche 2 avril 2017

Anthropocène

Nous venons d’entrer dans une nouvelle époque géologique. Elle porte notre nom: Anthropocène. Qu’allons-nous faire avec cette responsabilité ? Les traces que nous avons laissées marqueront à jamais notre planète. Aujourd’hui, le point de non-retour du changement climatique est dépassé. Nos activités ont un impact irréversible sur l’écosystème terrestre. Le mal est fait. Osons le regarder, non pas pour culpabiliser mais pour prendre la responsabilité de notre vie en main. Chacun de nous représente l’humanité toute entière. Nous sommes sortis des cocons de nos familles, clans, peuples pour aller nous installer partout dans le monde. Nous sommes sœurs, frères, parents, voisins, camarades, amis, collègues, compatriotes, citoyens du monde, tout à la fois. Nous n’avons pas à choisir entre l’un et l’autre. Nous pouvons avancer dans notre diversité et dans la complétude d’un seul être vivant. Nos corps, ne sont-ils pas constitués de milliards et de milliards d’êtres vivants individuels ? Ne sont-ils pas l’exemple qu’une cohabitation paisible et harmonieuse est possible ? Ces microbes agissent ensemble pour garder en vie l’organisme qui les héberge. Le microcosme à l’intérieur de nous est divisé en trois catégories : 10% des bactéries génèrent la vie, 10% gèrent la mort et le recyclage et 80% de bactéries ‘opportunistes’ se rangent soit d’un côté soit de l’autre. Ce sont alors les ‘moutons’ qui vont décider si l’ensemble reste en vie ou pas.



mercredi 22 mars 2017

L'union est la solution


L’immense majorité des phénomènes dévastateurs de notre planète est générée par un nombre très limité de personnes. Quelques clans seulement et leurs entreprises sont à l’origine de la destruction planétaire. Ils ne sont pas des anonymes. Nous connaissons leurs noms. Leurs actes sont déterminés par une avidité effrénée qui est à la hauteur de leur niveau d’inconscience. Ils ne comprennent pas qu’ils sont en train de se détruire en s’opposant aux lois qui protègent le tout. Mais nous ne gagnerions rien en faisant la guerre contre eux. Regardons-les, reconnaissons-les en tant que personnes malades. Et reconnaissons-nous en eux ! Qui serait libre de toute avidité, libre d’orgueil, libre de pensées de vengeance et de domination ? Avec l’essor du vil dans le monde, n’avons-nous pas devant nos yeux nos propres faiblesses ? Elles font partie de nous tous. Ne les repoussons pas mais admettons leur existence en nous. Pour que nos problèmes globaux puissent se résoudre, intégrons les côtés sombres que certains nous reflètent dans l’ensemble que nous constituons.

mardi 21 mars 2017

Exposition 'Chers Carnets'

Au Château de Ratilly, entre le 18 mars et le 18 juin 2017, a lieu une exposition de sept artistes qui se sont inspirés les uns des autres. Elle est accompagnée par mon texte de présentation:

« Les carnets sont là. Ils se sont déployés sous le regard de ceux qui les ont allumés : volatiles, solides, sobres, farfelus, rangés, aléatoires – toujours vibrants et splendidement hétéroclites. En passant de l’un à l’autre, ils ont insufflé à ceux qui les ont accueillis images, sons, formes, tissant ainsi une toile qui relie huit personnes et une cinquantaine d’œuvres. Une création en inspire une autre, et puis une autre encore – cela ne nous rappelle-t-il pas que, au fond, tout est lié et que rien n’existe séparément du tout ?

Les allumés nous montrent que c’est bien l’idée qui précède la forme, toute forme, et que tout ce qui se crée est toujours en relation avec quelque chose d’autre qui existait déjà. Les carnets nous transportent bien au-delà de l’intérêt artistique car ils représentent le lien, la mise en relation, l’échange, le partage. Ce sont des étincelles qui voyagent de l’un à l’autre et qui prennent forme selon le talent et l’envie de chacun, dans une création libre et jouissive. Ce message nous donne espoir dans un monde en ébullition, et il nous montre un chemin : nous réunir avec toute notre singularité et notre diversité, confier à l’autre nos brouillons, ce que nous sommes en ce moment, afin qu’il puisse allumer sa flamme grâce à nos interrogations et créer ainsi quelque chose qui lui corresponde vraiment. C’est ainsi que l’acte créatif devient magique. »

Les émotions


dimanche 12 mars 2017

La source intérieure

Mon article dans le journal Néosanté:

Nous sommes de plus de plus touchés par des maladies que la médecine d’aujourd’hui sait bien traiter mais non guérir : diabète, Alzheimer, Parkinson, ostéoporose, sclérose en plaque, autisme, … et surtout toutes sortes de cancers. 

Le cancer est une des maladies qui nous fait le plus peur car nous imaginons que des cellules malignes nous détruisent de l’intérieur sans que nous nous en apercevions. Quand le mal est enfin décelé, il est souvent déjà trop tard. La réponse de la médecine : dépister au lieu de prévenir, empoisonner, brûler et amputer le mal au lieu de le soigner et de le comprendre. Tous cancers confondus, les deux tiers des patients ne survivent pas à ces traitements qui ressemblent souvent plus à la roulette russe qu’à de véritables soins. Par la chimiothérapie, on tue toutes les cellules et on espère que seulement les bonnessurvivront. Aucun médecin ne peut être sûr du résultat. Il n’y a pas de promesse de guérison, seulement de rémission. On essaye de garder les malades en vie le plus longtemps possible. 

Qui veut encore croire que cette médecine-là agit pour notre bien ? Quand on s’y intéresse un peu, il est facile de trouver des informations, de plus en plus nombreuses, qui dévoilent un système de santé, ou plutôt de maladie, basé exclusivement sur le profit. C’est une branche économique comme une autre. Au moment où Bayer est en train de fusionner avec Monsanto, croyons-nous vraiment qu’il existe une différence entre les intérêts de l’industrie chimique, pharmaceutique et agroalimentaire ? Nous savons que les grandes entreprises nous empoisonnent comme elles polluent et détruisent la planète. Le secteur de la santé n’est pas une exception, bien au contraire. Ces multinationales qui fusionnent, c’est le comble du génie d’un système qui a pour seul objectif la croissance, car une seule et même entreprise va pouvoir créer les problèmes pour lesquels elle commercialise le contrepoison. Suite

vendredi 17 février 2017

lettre ouverte à propos du nouveau livre de Ruwen Ogien 'Mes mille et une nuits'

Je me permets de vous faire parvenir quelques réflexions à propos de la présentation du nouveau livre de Ruwen Ogien Mes mille et une nuits. Je suis une ancienne malade du cancer et auteur des livres La maladie guérit – de la pensée créatrice à la communication avec soi (Quintessence 2014) et Traverser le miroir – de la peur du cancer à la confiance en la vie (L’Harmattan 2016). En lisant mes titres, vous vous doutez bien que je me trouve à l’opposé des idées énoncées par votre invité. Je fais partie de ces personnes qui ont cheminé avec leur maladie, qui se sont laissé toucher par elle et qui l’ont pris comme une occasion de grandir. Comme votre invité, je ne perçois pas la maladie comme une punition, comme lui je m’abstiens de glorifier la souffrance et comme lui je pense que le fait de ne pas trop se prendre au sérieux nous soulage de bien de maux. Mais contrairement à monsieur Ogien je pense que nous pouvons nous servir de ce qui nous arrive pour envoyer un peu de lumière dedans.

Je ne comprends pas qu’un philosophe puisse se priver de toute métaphysique et abandonner la quête de sens pourtant propre à l’être humain depuis qu’il s’est mis debout. Pour évoluer, nous avons toujours eu besoin de bouleversements, de frottements, de conflits et aussi de maladies. Oublier cela quand on est dans la détresse se comprend, mais diffuser ces opinions face à une société qui souffre profondément  d’une perte de sens à tous les niveaux me semble contestable. Selon mon expérience, la maladie n’est ni bien ni mauvaise ; elle existe, c’est tout. A nous de lui donner un sens ou pas. J’ai choisi de prendre le symptôme comme un message, un mal-a-dit exprimé par mon corps pour m’informer que quelque chose ne tournait pas rond dans ma vie. Je me suis alors mise en quête. Cela m’a permis de me libérer de mon rôle de victime et de prendre la responsabilité pour ma santé et ma vie en main. Responsabilité ne signifie pas culpabilité. Cette dernière se réfère à quelque chose du passé que je ne peux plus changer tandis que la responsabilité se vit en rapport avec mon présent. Si je n’ai pas le pouvoir de changer les données, il me reste à choisir ma position et à vivre ce qui m’arrive comme une tragédie ou une comédie.

Je vois dans les propos de monsieur Ogien se refléter l’énorme souffrance de notre société actuelle: la primauté du matériel sur le spirituel, la perception de l’humain comme une machine, une simple ressource qui devient superflue au moment où elle ne fonctionne plus correctement, l’être accaparé par la peur de l’égo de perdre son pouvoir de séduction, …  Pleins de méfiance, nous vivons coupés les uns des autres, séparés par toutes sortes d’écrans, chacun installé plus ou moins confortablement dans sa bulle. Nous avons perdu la capacité de communiquer directement et vivons chacun selon ses propres règles. C’est exactement ce qui se passe dans un corps qui développe une tu-meur(s) : des cellules qui ont perdu leur capacité de communiquer avec leur environnement avant d’exploser et de se répandre sans orientation dans tous les sens. La maladie, au lieu d’être une fatalité, ne serait-elle pas juste le reflet de notre comportement ? A nous d’explorer l’être qui s’est enfermé dans sa bulle et d’entrer en action autrement si nous voulons changer les choses.

jeudi 2 février 2017

La lutte contre le cancer - l'emblème d'une société en autodestruction ?

J’ai fait un rêve. J’imaginais comment dans cinquante ans, quelques survivants de nos sociétés modernes (s’il y en a) se pencheront sur les dossiers médicaux d’une des maladies les plus emblématiques de notre temps: le cancer. Stupéfaits, ces chercheurs apprendront que nous nous attaquions à nos maladies en utilisant des armes de destruction massive. En souvenir des champs de bataille des grandes guerres où ces armes avaient fait leurs preuves, on tuait l’ennemi à grands coups de lame et en utilisant des armes chimiques et nucléaires. Les chercheurs sauront ainsi qu’une grande peur régnait alors dans les pays industrialisés de la planète car cet ennemi pouvait attaquer les habitants à tout moment et surtout quand ils ne s’y attendaient pas. Sournoisement, il envahissait les corps et s’y installait sans que les gens s’en rendent compte. Tous les moyens étaient alors permis pour lutter contre ce danger qui touchait quasiment la moitié de la population, tous âges confondus. Puisque l’on ne savait jamais si les tumeurs détectées par des appareils de plus en plus sophistiqués allaient être fatales ou pas, tout le monde se faisait traiter.  La moitié ne survivait pas, mais on ne savait plus si c’était à cause de la maladie ou de son traitement.

Ahuris par de telles aberrations, les chercheurs se demanderont comment des humains qui se considéraient comme des êtres civilisés avaient pu se comporter ainsi, d’autant plus que des approches naturelles et efficaces existaient déjà. Elles avaient été marginalisées et décriées en connaissance de cause par les décideurs politiques et économiques, qui à l’époque étaient mariés. Leur seul objectif était de faire un maximum de bénéfices. Et c’est ainsi qu’ils continuèrent leur course infernale vers la destruction de leur monde jusqu’à ce que le voile se déchire pour ouvrir le passage vers un autre monde. Dans mon rêve, les survivants commenceront à se questionner : Pourquoi l’alimentation ne faisait-elle pas partie des soins? Ces professionnels de santé, n’étaient-ils pas au courant des découvertes de la médecine énergétique, de l’épigénétique, des neurosciences ? Ne savaient-ils pas que c’est l’esprit qui précède la matière et non pas l’inverse, que les différents constituants d’un être vivant sont indissociables ? Pourquoi continuèrent-ils à sectionner les corps humains en parties et sous-parties sans s’intéresser à l’ensemble ? Comment un système dit ‘de santé’ avait pu sacrifier autant de vies ? Et comment ces professionnels ont-ils pu ne pas écouter les voix déjà nombreuses de ceux qui mettaient en garde contre un tel fonctionnement ?

Dans mon rêve, il s’avérera que ces gens avaient vu juste. Comme chaque symptôme, le cancer est l’expression du vivant pour signaler un problème non seulement physique. Il est une invitation à regarder notre façon d’être, et à évoluer dans le sens de la vie, comme nous l’avons toujours fait. Si nous avions osé ouvrir les yeux, nous aurions vu ce qui se passait dans notre monde. Nous aurions compris l’enjeu du manque de communication dans un système qui ne donnait plus aucun sens à la vie. Tous ces gens derrière les écrans, enfermés dans leurs bulles, isolés de leur entourage direct et coupés de l’être authentique qui les habite. Il fallait que cela explose un jour. Le manque de ce qui est essentiel pour les êtres de lien que nous étions avait créé un vide qui s’est ensuite rempli par un message qui apparaissait dans une sorte de bulle, comme on les voyait dans les bandes dessinées : tu meurs. L’information était donnée pour que nous l’écoutions et changions enfin de direction. Elle n’était pas un cri de mort.  Elle était un appel de la vie qui nous posait des questions fondamentales: Quelle partie en nous était en train de mourir ?  Qu’est-ce qu’il fallait lâcher pour accéder à une vie plus épanouie et plus authentique, plus en lien avec nous-mêmes, les autres et notre environnement ? Mais nous ne l’avions pas écouté. Le message n’a pas été entendu. Beaucoup avaient alors perdu la vie dans cette guerre. Il n’existait pas une famille qui ne pleurait pas ses morts.


Dans mon rêve, tout cela sera fini. Une autre époque commencera. Lentement, les survivants se lèveront pour se rendre à la grande salle où aura lieu le jugement de tous ceux qui avaient entretenu le fonctionnement de cette machinerie de guerre pour crime contre l’humanité. Quand je me suis enfin réveillée, j’avais compris : Je me suis levée, j’ai embrassé l’être que je suis et j’ai laissé derrière moi toutes ses histoires d’ennemis et de combats qui ne servent que ceux qui les entretiennent, pour me mettre en route et vivre la paix à tous les niveaux de mon existence.