Chevaliers des temps modernes

conférences

19 octobre 2014, colloque de psychosynthèse, Montpellier
Je me déplace en France et à l’étranger pour témoigner de mon expérience avec le cancer en m'appuyant sur mes livres La maladie guérit – de la pensée créatrice à la communication avec soi qui existe aussi en allemand, en slovaque et bientôt en espagnol et Traverser le miroir - de la peur du cancer à la confiance en la vie.

Beaucoup de personnes sont concernées directement ou indirectement par le cancer. Selon les statistiques, il touchera bientôt une personne sur trois voire sur deux. C'est la maladie qui nous effraye le plus aujourd'hui. Le vocabulaire que l’on utilise communément pour parler du cancer évoque souvent la guerre et le combat : des cellules malignes nous attaquent, il faut alors se battre, et si finalement nous perdons cette bataille, le terme tumeur portait déjà en lui l’annonce de la fin fatale: tu meurs.

Je propose un chemin inverse. En accord avec mon propre vécu, je ne considère pas le cancer comme un ennemi qui a pour objectif de nous détruire mais plutôt comme un message envoyé par le corps pour nous informer que quelque chose ne tourne pas rond dans notre vie. Jung disait que ce n'est pas nous qui guérissons nos maladies mais que ce sont nos maladies qui nous guérissent d'un mal. Je pense qu’à la base toute maladie est l’expression de notre organisme qui communique à sa façon pour garder l’ensemble intact le plus longtemps possible. Passer à côté du message risque non seulement de nous coûter la vie mais nous enlève aussi une grande opportunité de faire la paix avec nous-mêmes.

Nous devenons ainsi responsable de notre vie - et non pas coupable de notre maladie ! - et pouvons construire un chemin de guérison qui concerne l’être entier que nous sommes. La médecine conventionnelle à elle seule ne suffit pas et elle nous le montre tous les jours : la moitié des patients ne survit pas auxtraitements qu’elle nous propose. Il nous revient de nous montrer ouverts et curieux afin que notre médecin intérieur dont a parlé Albert Schweitzer puisse faire son travail.